Lèche le sable ardent qui fume dans le port.

Le parfum lourd des fleurs pèse, comme une brume,

Dans l’atmosphère épaisse où la brise s’endort.

La sève bout; le fruit est mûr; la vie éclate:

Les muscats jaunissants cuisent sur les coteaux;

Le pâtre, désertant la lande aride et plate,

Sous les blancs oliviers a conduit ses troupeaux.

Et dans le bois sacré, sa royale retraite,

Sous les myrtes neigeux du temple d’Astarté,

La fille du Soleil, Pasiphaë de Crète,