—Loyalement, le jour de nos fiançailles!
Donc, Olga ne m'avait pas menti: elle avait confessé la faute, quand la faute n'était pas encore commise, mais seulement résolue dans son esprit!
—Et tu acceptes?
—Je pardonne.
—Du moins, elle ne t'a pas cité le nom?
—Je refuse de le connaître! Je tuerais cet homme-là.
Il se fit un silence qui dura des minutes et qui me parut durer une heure entière. Octave allait par la chambre, prenait sur les meubles des bibelots qu'il regardait d'un air féroce, et qu'il rejetait avec colère. Tout à coup, il me cria:
—Comment sais-tu? D'où sais-tu? A part l'homme, personne ne sait. Elle me l'a dit. Il faut donc que l'homme ait parlé. S'il a parlé, je le tue! Qui t'a parlé?
—Je ne sais rien que d'Olga elle-même…
—Ah! tu es son confident? son confesseur? Je m'en doutais, mais je ne me doutais pas que tu gardes si mal les confidences d'une femme!