—Rœschen!… La barque est là.

—Quelle barque?

—Celle que j'ai laissée tantôt sous la fenêtre… Celle qui m'a apporté, vous savez bien, Rœschen?

Silence.

—Il faut que je redescende dans la barque.

—Oui, dit-elle.

—Alors, il faut ouvrir la fenêtre… N'est-ce pas, vous allez ouvrir la fenêtre?

—Oui, dit-elle.

Elle se leva, traversa la chambre, fit jouer le cadenas, ouvrit la croisée; je me précipitai, enjambant l'appui, et, comme je me retournais vers elle, pour un suprême adieu, la fenêtre se referma sur moi: Rœschen avait disparu, sans même s'inquiéter de savoir comment je descendais.

En quelques minutes, je fus dans ma chambre. Le lendemain, je quittai Munich et la Bavière, sans les connaître. Je n'y retournerai jamais plus.