—Un brave soldat! un adversaire énergique, que ce commandant, dit le comte de Neipperg à Clerfayt.
—Vous l'avez vu? demanda Clerfayt avec intérêt.
—Je l'ai vu... je l'ai entendu parler... vous pouvez le voir agir... car c'est lui qui a mis Verdun si rapidement en état de défense... tant qu'il sera debout, je ne suis pas de l'avis de monsieur, moi: Verdun ne capitulera pas...
Et Neipperg jeta un regard méprisant au baron.
—Qu'avez-vous à dire? fit Clerfayt. Vous me promettez l'ouverture des portes pour demain matin... mon aide de camp, qui a vu la place et qui affirme l'énergie de son défenseur, dit qu'elle ne cédera pas aussi facilement... répondez-moi!
—Pardon! monseigneur, dit le baron de sa voix onctueuse, je ne contredis point l'aide de camp... je vous avais déjà signalé cet obstacle... Beaurepaire... et je vous faisais part de mes hésitations, de mes craintes... je n'étais pas assuré, je vous l'ai dit, que Verdun capitulerait...
—Et maintenant vous croyez la reddition possible?
—Certaine, monseigneur!...
—Mais... Beaurepaire?...
—Beaurepaire est mort, monseigneur!