—Mais on ne peut guère se marier en ce moment... on va se battre!...

—Fixons une date, Catherine!...

—A la chute du tyran, veux-tu?...

—Oui... ça me va!... les tyrans, je les exècre... Tiens, Catherine, regarde-moi ça...

Et Lefebvre, retroussant sa manche, fit voir à sa promise son bras droit sur lequel s'étalait un superbe tatouage: deux sabres entrecroisés, surmontés d'une grenade en flammes, avec cette inscription: Mort aux tyrans!...

—Hein!... on est patriote! dit-il avec orgueil en étendant triomphalement son bras nu.

—C'est très beau! fit avec conviction Catherine.

Et comme elle avançait un doigt pour tâter le dessin.

—Touche pas! dit vivement Lefebvre, c'est tout frais...

Catherine recula sa main, toute craintive d'endommager le chef-d'œuvre.