—Qu'on aille chercher quatre hommes, et qu'on emmène cette femme... qu'elle soit gardée à vue jusqu'à ce qu'on ait examiné ce qu'il conviendra de faire d'elle...

Le baron de Lowendaal, qui s'était précipité au dehors et avait couru à la chambre de Blanche, revenait effaré:

—Messieurs, dit-il d'une voix étranglée, cette femme est la complice d'une évasion... elle a facilité la fuite de mademoiselle de Laveline, ma fiancée... Où est mademoiselle de Laveline? reprit-il, furieux, s'adressant à Catherine.

Celle-ci se mit à rire.

—Si vous voulez revoir mademoiselle de Laveline, dit-elle au baron, vous devrez quitter ces messieurs autrichiens et vous rendre au camp français... c'est là qu'elle vous attend!...

—Au camp français!... qu'a-t-elle été y faire?...

Le marquis se pencha à l'oreille du baron:

—Ceci vous rassure... ce n'est pas chez les Français qu'elle aura été retrouver ce Neipperg, dont vous étiez jaloux...

Il essayait ainsi de calmer le fiancé déconfit.

—C'est possible, répondit le baron, mais, encore une fois, qu'est-ce qui l'a pu décider à se sauver chez les Français... Est-ce qu'elle est amoureuse de Dumouriez?