—Pourquoi ça?... vous croyez donc qu'ils me font peur vos kaiserlicks... puisqu'il est nuit, je vous l'ai dit, je ne crains rien...

—Malheureux!... les Autrichiens ont du renfort... tu ferais tomber Lefebvre et les nôtres dans une embuscade... nous deux, nous nous échapperons toujours... il vaut mieux parlementer...

—Commandez, m'ame Lefebvre, je vous obtempère!

On cogna rudement à la porte, et une voix cria:

—Ouvrez! ou l'on enfonce la porte...

Catherine dit à La Violette de faire tomber la barre. La porte fut ouverte, et des cavaliers, des soldats apparurent. Leur masse sombre se discernait au scintillement des sabres, des casques et des baïonnettes, dans la nuit.

Catherine et La Violette s'étaient réfugiés jusqu'auprès de l'autel.

Ils aperçurent là un fantôme noir, accroupi.

C'était le prêtre, qui, ayant terminé sa messe, marmottait tout bas des prières... peut-être celles qu'on dit pour les agonisants...

Les soldats avaient envahi la chapelle. On ne voyait que des fusils et des sabres.