On but à la victoire, à la nation, à Dumouriez, à Baptiste Renard, héros en livrée, à la Convention nationale, aux Belges affranchis, et aussi à l'humanité!...

Ce dernier toast fut porté au bivouac des volontaires de Mayenne-et-Loire, par un aide-major, à l'uniforme tout éclaboussé de sang, car il avait, lui aussi, terriblement manœuvré avec l'arme blanche, parmi les héros de cette immortelle journée.

Comme on se racontait les diverses péripéties de la bataille, un soldat dit tout à coup:

—Vous ne savez pas ce que nous avons trouvé dans ce château que l'on voit là-bas, à mi-côte, et qui était, paraît-il, le quartier général des Autrichiens?... Major Marcel, ça pourrait vous intéresser...

—Qu'est-ce qu'il y avait donc dans ce château? demanda notre philosophe, qui avait, ce jour-là du moins, de décisifs arguments, vivants et morts, à faire valoir contre la barbarie des guerres.

—Eh bien! major, il y avait un enfant...

—Que dites-vous, un enfant?... Expliquez-vous, dit René qui s'était approché, ce qui ne pouvait guère surprendre, car on était sûr de rencontrer le Joli Sergent partout où se trouvait l'aide-major Marcel.

René ajouta:

—La citoyenne Lefebvre, la cantinière du 13e, s'informait tantôt d'un enfant... Dites-nous un peu ce que c'était que ce p'tiot ramassé au milieu des balles?...

—Je ne l'ai pas ramassé, dit le soldat.