—Monter? Oh! c'est impossible... voyez, je me traîne...
—Eh bien! là... dans ma chambre!...
Et Catherine le poussant, le remorquant, finit par introduire l'autrichien dans sa chambre, dont elle ferma la porte à clef...
Puis, rouge, essoufflée, contente, elle se hâta d'aller ouvrir à Lefebvre et à la foule, en se disant avec une joyeuse satisfaction:
—Maintenant, il est sauvé!
[V]
LA CHAMBRE DE CATHERINE
La barre tombée, les verrous tirés, la porte s'ouvrit et laissa pénétrer Lefebvre, suivi de trois ou quatre gardes nationaux et d'une foule de voisins, de badauds, où les femmes et les enfants se trouvaient en majorité.
—Tu as bien tardé à nous ouvrir, ma bonne Catherine!... dit Lefebvre en l'embrassant sur les deux joues...
—Dame! ce bruit... ces cris...
—Oui... je comprends cela... tu avais peur... mais c'étaient des patriotes, des amis qui frappaient... Catherine, nous sommes vainqueurs sur toute la ligne!... le tyran n'est plus qu'un prisonnier de la nation... la forteresse du despotisme est prise... le peuple est le maître aujourd'hui!...