—Enfin, que désirez-vous de moi?
—Mon capitaine, j'ai mon frère, Marcel...
—Votre frère se nomme Marcel? interrogea Bonaparte d'un ton méfiant.
—Marcel René!... se hâta de dire le joli sergent se troublant un peu, et baissant les yeux sous le regard inquisitorial du sévère capitaine d'artillerie... Mon frère est médecin... il a été détaché, comme aide-major... au 4e régiment d'artillerie à Valence...
—Mon régiment!... mon ex-régiment, plutôt!
—Oui, mon capitaine... alors j'ai espéré... ayant appris que vous vous trouviez à Paris, par des gardes nationaux, avec qui je me suis rencontré ce matin, au combat des Tuileries... le sergent Lefebvre entre autres, qui vous connaît...
—Le brave Lefebvre! pardieu! oui, je le connais aussi... eh bien! que vous a dit Lefebvre?
—Que vous pourriez peut-être... par un mot au commandant... par votre protection... obtenir que mon frère pût permuter...
Bonaparte réfléchissait profondément, sans détourner son regard du joli sergent, qui se troublait de plus en plus.
Par embarras, pour en finir plus vite et se tirer de sa requête, qui semblait lui causer une vive émotion, le volontaire continua, en précipitant ses paroles: