—Le marquis de Laveline... et un homme de confiance au service du baron de Lowendaal. L’enfant a été enseveli sous les ruines du château, bombardé, miné, démoli par les obus...
—L’enfant a été retiré vivant des décombres, monsieur le comte!
—Que dites-vous?... c’est impossible... Oh! parlez, madame la maréchale, vite, mais sur quel indice se fonde cette supposition, hélas! bien invraisemblable...
—L’enfant a vécu... il a grandi... il est aujourd’hui fort, vaillant, un beau jeune homme, digne d’être aimé...
Neipperg, en proie à une indicible angoisse, très pâle, murmura:
—J’ai peur de deviner...
—Vous commencez à comprendre!... Votre enfant, monsieur le comte, a été élevé par Lefebvre et par moi... il est devenu un brave officier français...
—N’achevez pas!...
—Comte de Neipperg, dit avec une solennité impressionnante la maréchale, se levant, laisserez-vous les Prussiens fusiller votre fils?...
Neipperg, accablé, s’était jeté dans un fauteuil, le front caché dans les mains, murmurant: