—En doutes-tu?... fit Lefebvre tendrement; et il embrassa de nouveau sa femme.
Rouge de plaisir, Catherine se laissait câliner.
—Alors tu n’as pas eu peur?... tu étais bien certaine que je n’aurais jamais consenti à divorcer... à épouser une autre femme? reprit Lefebvre en souriant.
—Parbleu!... est-ce que tu ne m’appartiens pas!... d’ailleurs tu as juré que tu ne serais qu’à moi...
—Oui, j’ai juré devant l’officier municipal... Il y a longtemps de cela, mais je ne l’ai pas oublié, ma Catherine, ce serment que je t’ai fait quand je t’ai prise pour femme...
—Moi non plus... et puis si tu avais oublié... tu as là quelque chose qui te rappellera toujours ta promesse...
—Quoi donc? dit Lefebvre distrait.
—Ça, vraiment!...
Et Catherine, saisissant le poignet de son mari, retroussa vivement la manche de son uniforme, repoussa la chemise, et mit à nu la chair du bras...
Un cœur enflammé, avec ces mots: «A Catherine pour la vie!» apparut teinté en bleuâtre sur l’épiderme du maréchal.