La Violette montra la jeune femme en deuil, restée à quelques pas, toujours agenouillée, et dit:

—Sire, c’est une pétition...

L’Empereur fit un mouvement d’impatience.

—Que veut cette femme?... Une pension... Y a-t-elle droit?... Est-elle veuve d’un de mes soldats?

La Violette, sans répondre, fit signe à la femme de s’approcher.

Se relevant, tremblante, les yeux rougis, la solliciteuse balbutia:

—Sire, je viens demander justice... grâce...

—Justice, vous l’aurez!... Grâce, c’est différent!... De quoi s’agit-il? Levez-vous!

—Sire, lisez, je vous en prie...

Et elle tendit à l’Empereur un papier.