—Ah! bravo et merci, sire!... dit le maréchal tout ému.

—Lefebvre, quand on a une femme comme celle-là, on la garde! dit l’Empereur avec un sourire.

Tout heureux de la certitude que Marie-Louise ne l’avait pas trompé, content d’avoir pardonné, et satisfait que Neipperg, grâce à Fouché, eût échappé au peloton de Savary, Napoléon prit Catherine par le menton et l’embrassa, faveur unique à sa cour, en disant:

—Bonne nuit, Madame Sans-Gêne!...

Et, le cœur en joie, Napoléon pénétra dans la chambre de Marie-Louise. Neuf mois après, conçu dans cette nuit brève et agitée, image de sa destinée, naissait le roi de Rome.

TABLE DES MATIÈRES


[TROISIÈME PARTIE]
LA MARÉCHALE
I.—Le maître à danser[1]
II.—Le coup de tonnerre[14]
III.—Le comité de la rue Bourg-l’Abbé[28]
IV.—Le plan de Léonidas[38]
V.—Gloire d’autrefois[46]
VI.—Lefebvre cherche à comprendre[57]
VII.—L’entrée à Berlin[74]
VIII.—La promotion d’Henriot[84]
IX.—La parole d’un Prussien[94]
X.—Devant Dantzig[111]
XI.—Le secret de Joséphine[121]
XII.—Le dessert de Catherine[135]
XIII.—Une histoire d’amour[145]
XIV.—Vieux souvenirs[157]
XV.—Vive l’Empereur[173]
XVI.—Le secret de Napoléon[188]
XVII.—La belle Polonaise[200]
XVIII.—Monsieur le duc[217]
[QUATRIÈME PARTIE]
LA DUCHESSE
I.—Chez l’Impératrice[225]
II.—La revanche de Catherine[238]
III.—L’alliance russe[245]
IV.—L’alliance autrichienne[267]
V.—Le divorce[276]
VI.—Lefebvre bat Napoléon[297]
VII.—Le cœur enflammé[308]
VIII.—Le rêve d’une archiduchesse[317]
IX.—Les noces Impériales[335]
X.—Napoléon jaloux[345]
XI.—La disgrâce de Fouché[366]
XII.—Le retour[375]
XIII.—La créance de la blanchisseuse[389]
XIV.—Les Mamelucks de Napoléon[403]
XV.—La dette de la cantinière[411]

ÉMILE COLIN—IMPRIMERIE DE LAGNY