—Avec les hussards autrefois, en Hollande, on prenait les flottes! répondit avec vivacité Henriot, défendant son arme.
—A la guerre, il n’y a rien d’impossible!... Allons! par file à droite! C’est bien compris..... bonjour, bonsoir à Alice... et puis: à cheval!
—Ne me permettrez-vous jamais de la revoir? supplia le jeune homme. Oh! monsieur le maréchal, mon second père, j’aime Alice depuis mon enfance... partout son souvenir m’a suivi... je l’aime et je mourrai si vous me dites qu’il est impossible qu’elle soit un jour ma femme!
—Tu voudrais te marier? à ton âge!... tu as le temps... tu peux bien attendre que tu sois colonel...
—Mais, monsieur le maréchal, vous étiez bien jeune aussi quand vous avez épousé la maréchale...
—Moi, c’était différent, je n’étais pas chef d’escadron, j’étais sergent!... Enfin, garçon, nous en reparlerons... plus tard... beaucoup plus tard...
—Quand cela?
—Quand nous aurons pris Dantzig...
—Prenons-la tout de suite!
—Entrons d’abord au palais municipal, on nous attend chez le bourgmestre, et tous ces bons citadins nous reluquent ainsi que des bêtes curieuses!... Ah! une recommandation... si tu écris en France, ne parle pas de tout cela à la maréchale, elle me gronderait!...