DE GUICHE:
Par exemple ! Et lequel ?

CYRANO:
Je vous le donne en cent !. . .

DE GUICHE:
C'est que ce mâtin-là devient intéressant !

CYRANO (faisant le bruit des vagues avec de grands gestes mystérieux):
Houüh ! houüh !

DE GUICHE:
Eh bien !

CYRANO:
Vous devinez ?

DE GUICHE:
Non !

CYRANO:
La marée !. . .
A l'heure où l'onde par la lune est attirée,
Je me mis sur la sable—après un bain de mer—
Et la tête partant la première, mon cher,
—Car les cheveux, surtout, gardent l'eau dans leur frange !—
Je m'enlevai dans l'air, droit, tout droit, comme un ange.
Je montais, je montais doucement, sans efforts,
Quand je sentis un choc !. . .Alors. . .

DE GUICHE (entraîné par la curiosité, et s'asseyant sur le banc):
Alors ?

CYRANO:
Alors. . .
(Reprenant sa voix naturelle):
Le quart d'heure est passé, Monsieur, je vous délivre:
Le mariage est fait.