CYRANO:
Quelqu'un devrait venir l'assiéger à son tour.
LE BRET:
Je ne ris pas.
CYRANO:
Oh ! oh !
LE BRET:
Penser que chaque jour
Vous risquez une vie, ingrat, comme la vôtre,
Pour porter. . .
(Le voyant qui se dirige vers une tente):
Où vas-tu ?
CYRANO:
J'en vais écrire une autre.
(Il soulève la toile et disparaît.)
Scène 4.II.
Les mêmes, moins Cyrano.
(Le jour s'est un peu levé. Lueurs roses. La ville d' Arras se dore à l'horizon. On entend un coup de canon immédiatement suivi d'une batterie de tambours, très au loin, vers la gauche. D'autres tambours battent plus près. Les batteries vont se répondant, et se rapprochant, éclatent presque en scène et s'éloignent vers la droite, parcourant le camp. Rumeurs de réveil. Voix lointaines d'officiers.)
CARBON (avec un soupir):
La diane !. . .Hélas !
(Les cadets s'agitent dans leurs manteaux, s'étirent):
Sommeil succulent, tu prends fin !. . .
Je sais trop quel sera leur premier cri !
UN CADET (se mettant sur son séant):
J'ai faim !