CYRANO:
Oui, oui, oui.
SŒUR MARTHE:
Ah ! vous êtes un peu raisonnable, aujourd'hui !
ROXANE (qui les entend chuchoter):
Elle essaye de vous convertir ?
SŒUR MARTHE:
Je m'en garde !
CYRANO:
Tiens, c'est vrai ! Vous toujours si saintement bavarde,
Vous ne me prêchez pas ? c'est étonnant, ceci !. . .
(Avec une fureur bouffonne):
Sabre de bois ! Je veux vous étonner aussi !
Tenez, je vous permets. . .
(Il a l'air de chercher une bonne taquinerie, et de la trouver):
Ah ! la chose est nouvelle ?. . .
De. . .de prier pour moi, ce soir, à la chapelle.
ROXANE:
Oh ! oh !
CYRANO (riant):
Sœur Marthe est dans la stupéfaction !
SŒUR MARTHE (doucement):
Je n'ai pas attendu votre permission.
(Elle rentre.)
CYRANO (revenant à Roxane, penchée sur son métier):
Du diable si je peux jamais, tapisserie,
Voir ta fin !
ROXANE:
J'attendais cette plaisanterie.
(A ce moment un peu de brise fait tomber les feuilles.)