CHRISTIAN (qui les écoute et les observe, tressaille en entendant ce nom):
Le vicomte !
Ah ! je vais lui jeter à la face mon. . .
(Il met la main dans sa poche, et y rencontre celle d'un tire-laine en train de le dévaliser. Il se retourne):
Hein ?

LE TIRE-LAINE:
Ay !. . .

CHRISTIAN (sans le lâcher):
Je cherchais un gant !

LE TIRE-LAINE (avec un sourire piteux):
Vous trouvez une main.
(Changeant de ton, bas et vite):
Lâchez-moi. Je vous livre un secret.

CHRISTIAN (le tenant toujours):
Quel ?

LE TIRE-LAINE:
Lignière. . .
Qui vous quitte. . .

CHRISTIAN (de même):
Eh ! bien ?

LE TIRE-LAINE:
. . .touche à son heure dernière.
Une chanson qu'il fit blessa quelqu'un de grand,
Et cent hommes—j'en suis—ce soir sont postés !. . .

CHRISTIAN:
Cent !
Par qui ?

LE TIRE-LAINE:
Discrétion. . .