CHRISTIAN (haussant les épaules):
Oh !
LE TIRE-LAINE (avec beaucoup de dignité):
Professionnelle !
CHRISTIAN:
Où seront-ils postés ?
LE TIRE-LAINE:
À la porte de Nesle.
Sur son chemin. Prévenez-le !
CHRISTIAN (qui lui lâche enfin le poignet):
Mais où le voir !
LE TIRE-LAINE:
Allez courir tous les cabarets: le Pressoir
D'Or, la Pomme de Pin, la Ceinture qui craque,
Les Deux Torches, les Trois Entonnoirs,—et dans chaque,
Laissez un petit mot d'écrit l'avertissant.
CHRISTIAN:
Oui, je cours ! Ah ! les gueux ! Contre un seul homme, cent !
(Regardant Roxane avec amour):
La quitter. . .elle !
(Avec fureur, Valvert):
Et lui !. . .—Mais il faut que je sauve
Lignière !. . .
(Il sort en courant.—De Guiche, le vicomte, les marquis, tous les gentilshommes ont disparu derrière le rideau pour prendre place sur les banquettes de la scène. Le parterre est complètement rempli. Plus une place vide aux galeries et aux loges.)
LA SALLE:
Commencez.
UN BOURGEOIS (dont la perruque s'envole au bout d'une ficelle, pêchée par un page de la galerie supérieure):
Ma perruque !
CRIS DE JOIE:
Il est chauve !. . .
Bravo, les pages !. . .Ha ! ha ! ha !. . .