Deux gros orangers taillés en boules ; contre une de leurs caisses, un banc rustique.
Un peu partout, des fragments de bas-reliefs, des fûts de colonne enthyrsés de lierre, des têtes gisantes, de marbres décapités.
Les lampions sont rares et d’un vert discret de ver luisant ; on n’a pas abîmé le clair de lune.
La partie du parc réservée à la fête a été close par du treillage, et on aperçoit, à droite, la sortie, où des valets de pied remettent aux gens qui partent leurs manteaux.
A gauche, au tout premier plan, une porte de branches enguirlandées est celle d’un petit théâtre. C’est de ce côté, vers le fond, que s’étend la fête ; c’est par là qu’on danse, il arrive de la coulisse une lumière plus vive et des bouffées de musique.
L’orchestre invisible joue des valses de Schubert, de Lanner, de Strauss,— et les joue à la Viennoise, avec la plus énervante grâce.
SCÈNE PREMIÈRE
DES MASQUES,— puis METTERNICH et L’ATTACHÉ FRANÇAIS, GENTZ, SEDLINSKY, FANNY ELSSLER.
UN MANTEAU VÉNITIEN, à un autre, lui montrant les masques qui passent.
Quel est ce fou ?