O mon père !…
(Dans ce bruit de bataille qui s’éloigne, on entend, très loin, entre deux batteries de tambours, une voix métallique et hautaine.)
LA VOIX.
Officiers… Sous-officiers… Soldats…
LE DUC, en délire, tirant son sabre.
Oui ! je me bats !…— Fifre, tu ris !— Drapeau, tu claques !
— Baïonnette au canon !— Sus aux blanches casaques !
(Et tandis que les fanfares de rêve s’éloignent et se perdent vers la gauche, dans le vent qui les balaye, tout d’un coup, à droite, une fanfare réelle éclate, et c’est, brusque comme un réveil, le contraste, avec les furieux airs français qui s’envolent parmi les dernières ombres, d’une molle marche de Schubert, autrichienne et dansante, qui arrive dans le rose du matin.)
LE DUC, qui s’est retourné en tressaillant.
Qu’est-ce qui vient de blanc, là, dans le jour levant ?