Les chevaux démontés courent en hennissant,

Se penchent pour flairer des blessures vermeilles,

Repartent au galop, et n’ont pas aux oreilles

Des flots de rubans, mais de sang ;

Que, la Mort chevauchant leurs côtes de squelettes,

Pour la désarçonner ils font de vains écarts,

Et que les éperons qui réglaient leurs courbettes

N’ont plus qu’à déchirer l’herbe, de leurs molettes,

Ou bien la toile des brancards ;

Qu’on meurt dans les fossés, qu’on meurt dans les ravines,