Et Sibylle-Anne Ogier de Mirmande s’éveille.

Elle s’éveille. Elle est éveillée.

Et pourtant

Elle doute de l’être, à cause qu’elle entend

Son rêve s’obstiner à mêler des théorbes

Au piaillis des moineaux qui picorent des sorbes

Dans le jardin voisin d’un hôtel du Marais.

Le songe, quand Phœbus l’a percé de ses rais,

Survit-il à demi ? Peut-on, quand on s’éveille,

Les yeux ne rêvant plus, rêver avec l’oreille ?