Contractent leur feuillage avec un noir dédain,
Et les dieux sont assis comme dans un jardin.
Ils sont là, familiers, harmonieux, paisibles,
Ne faisant même pas l’effort d’être invisibles.
Junon, reconnaissable au beau pli de son cou
Autant qu’au sceptre d’or que surmonte un coucou ;
Vénus, qui, semble-t-il, ainsi qu’une statue,
Fut d’un linge mouillé par un sculpteur vêtue ;
Mars, dieu de la bataille ; Apollon, dieu du jour,
Dont l’arc a l’air plus grand que celui de l’Amour ;