Flanquant des coups de queue à leur croupe écailleuse,
Et sans paraître voir le tournant trop bourbeux,
Ni qu'après le tournant la côte est rocailleuse.
Lorsque le char s'enfonce et qu'il faut l'arracher,
Dans le marbre gluant des naseaux noirs et roses,
Ils soufflent un instant, puis, sans daigner broncher,
Ils partent à nouveau, les paupières mi-closes.
Et tandis qu'ils sont là peinant, poussant plus fort,
Les bœufs mystérieux, énormes et timides,
Comme s'ils demeuraient étrangers à l'effort,