Sachant qu'on perd son temps en révoltes superbes,
Quand la route implacable ouvre ses deux talus,
Et qu'il vaut mieux songer en remâchant des herbes!
Ils savent qu'à leur sort ils ne changeraient rien,
Mais que chaque moment des plus ingrates vies
Peut posséder le rêve, insaisissable bien,
Secrète liberté des races asservies!
Qu'importent l'aiguillon cruel, le taon haineux,
L'accouplement au joug, les cornes qu'on attache!
Ils ne souffrent de rien, ne vivant plus qu'en eux,