— Il pleure !…
— Oui, il pleure, et tout de bon encore, et de manière même à me fendre le cœur, et moi, ma foi, pour le consoler, je pleure aussi ; alors il paraît plus content, et moi je me sens plus à l’aise avec lui.
— Mais quels hommes sont donc ces deux gaillards-là ?… Au surplus laissons-les agir comme bon leur semblera. Moi, je veux aussi te faire la cour, et une cour assidue encore, mais à ma façon. Tu ne sais pas lire, n’est-ce pas, Juliette ?
— Hélas ! je connais à peine mes lettres, monsieur, et c’est là ce qui bien souvent me fait rougir ; car j’ai honte d’être si ignorante en compagnie de jeunes messieurs aussi bien éduqués que vous l’êtes tous.
— Eh bien ! moi, je veux devenir ton professeur de lecture.
— Oh ! que je vous aimerais si vous étiez assez bon pour m’apprendre à lire couramment quelques jolis livres que j’ai déjà commencés.
— Je t’apprendrai même à écrire…
— A écrire !… Quoi, vous croyez qu’un jour je pourrais savoir écrire à la plume ?
— A faire tes quatre règles !
— Ah mon Dieu ! que je serais heureuse si je pouvais penser…