— Et combien est-ce que vous nous larguerez pour le fret de cette cargaison de cathédrale ?

— Combien nous prendrez-vous pour le voyage ? C’est à vous de larguer le premier vos amarres.

— Vingt-cinq francs.

— Dix francs.

— Vingt francs : pas à moins ; et que la malédiction du bon Dieu ne tombe pas sur le bateau ! v’là tout ce que je demande.

— Vingt francs pour si peu de chemin ?

— Et donneriez-vous bien un sou par chaque coup d’aviron qu’il nous faudra hâler, premier que de crocher l’île d’Aix ?

— Allons, voici quinze francs, et qu’il n’en soit plus parlé.

— Je prends toujours. Mais, si les trois garçons qui ont part dans la barque ne veulent pas se charger de monsieur l’aumônier, je vous avertis qu’il n’y aura rien de fait. Je vas d’abord conter mon bagout aux autres.

Au bout de quelques minutes de délibération, le patron revint vers nous pour nous annoncer que nous pouvions nous embarquer dans le bateau, et que ses co-associés consentaient à nous trinquebaler à l’île d’Aix.