—Je commencerai peut-être à m'en douter quand tu me l'auras dit; mais auparavant, si tu penses que je vais me sabouler le coco pour mettre la main dessus, tu t'es fichu dedans comme un arracheur de dents! (A part.) Mais est-il donc bête, ce baptisé-là! C'est la lune dans son plein avec une fente au milieu.
Le parieur reprend:
—Eh bien! pour tout vous dire, maître Révolté, j'ai gagé, sans être trop curieux, que maître Révolté n'était pas votre vrai nom!
—Non! Oui!
—Mais, sans vous offenser, est-ce oui-t-ou non?
—Tu as parlé de mon nom, n'est-ce pas? Eh bien! j'ai dit nom, pour faire écho; mais je n'ai pas dit non, c'est-à-dire no senhor, comme dit l'Anglais. C'est une double entente que tu n'entends pas.
—Mais, finalement, j'ai parié avec les autres que maître Révolté, c'était pas plus votre nom de famille que votre nom de baptême. Ai-je t'i gagné, ou bien ai-je t'i perdu, quoi?
—Tu as gagné ou tu as perdu, personne ne peut te refuser ça, à moins que tu n'aies ni perdu ni gagné, comme dans un pari d'une pareille nature. Mais pour que tu aies raison une fois dans ta bête de vie, je te dirai que tu n'as pas perdu.... C'est-à-dire que tu n'as pas perdu l'esprit, attendu que tu n'as pas ce qu'il faut pour ce genre de perdition.
—Ah! en ce cas-là, vous ne vous appelez pas devant la loi maître Révolté!
—Pas précisément.