Les donjons de Sainte-Suzanne, de Nogent-le-Rotrou, ceux de Broue, de l’Islot, de Tonnay-Boutonne, de Pons, de Chamboy, de Montbazon, de Lavardin, de Montrichard, de Huriet dans le Bourbonnais, sont également très intéressants par leur situation, leurs plans et les détails de leur construction. Ces ouvrages,
Fig. 178.—Château de Lavardin.—Donjon.
et ceux que nous avons étudiés d’abord, présentent cette particularité d’être construits sur un plan carré ou rectangulaire qui paraît avoir été adopté par les architectes.
Dès la fin du XIIᵉ siècle, la forme cylindrique prédomine dans la construction des donjons et des tours; elles résistaient mieux aux efforts destructifs de l’assaillant, leur surface convexe présentant la même résistance, et sa forme permettait, ainsi que nous l’avons vu dans le chapitre précédent, pour les tours, de défendre, par les courtines adjacentes, l’approche de la base de
Fig. 179.—Donjon d’Aigues-Mortes.—Tour de Constance.
ces tours et de s’opposer plus efficacement aux travaux de sape. D’ailleurs, les progrès réalisés pendant la période de l’architecture dite gothique par l’adoption générale de la voûte sur croisée d’ogives, si simple et d’une construction si facile, avaient évidemment exercé une
Fig. 180.—Château de Provins.—Donjon.