Mais dès la fin du XIIᵉ siècle, la maison urbaine est faite pour la famille vivant en commun. La maison ouvre ses portes et ses fenêtres sur la rue; elle se compose généralement d’une salle ou boutique, consacrée à l’exercice de divers métiers ou à la vente de différents produits fabriqués, éclairée par une large arcade en plein cintre ou en arc brisé, et élevée de quelques marches au-dessus du sol de la rue ou même de plain-pied avec celle-ci; en arrière, une autre pièce, éclairée par
Fig. 211.—Maison à Provins (XIVᵉ siècle).
des fenêtres ouvrant sur une cour, servait de cuisine et de salle à manger. A gauche de l’arcade, sur la façade,
Fig. 212.—Maison à Laon (XIVᵉ siècle).
s’ouvrait une petite porte donnant accès à l’escalier desservant le premier étage, où se trouvait la grande
Fig. 213.—Maison à Cordes-Albigeois (XIVᵉ siècle).
chambre qui servait de salle de réception et, à côté, une autre chambre éclairée sur la cour; au-dessus se trouvaient les logements du personnel de la maison.