Fig. 18.—Plan de la nef de l’église de Saint-Maurice, à Angers.

Agen, qui montre les mêmes modifications et l’immense nef—de 19 mètres de largeur—de Saint-Étienne à Toulouse, construite toute en briques, sont autant de preuves, pour ne citer que les plus importantes, de la progression des principes nouveaux dans la seconde moitié du XIIᵉ siècle.

Vers le Nord la marche est tout aussi générale. Les édifices démontrent le parti que les constructeurs du temps tirèrent de la croisée d’ogives permettant, sous tous les climats, l’emploi judicieux des matériaux les plus divers. Mais il était donné à Angers, son berceau, de perfectionner encore cet ingénieux système.

L’église de la Sainte-Trinité, sur la rive droite de la Maine, construite par les fils ou les disciples des architectes qui avaient bâti Saint-Maurice sur la colline dominant la rive opposée, marque encore un nouveau progrès dans la construction de ces voûtes. La nef, unique comme à Saint-Maurice, est divisée en trois travées, carrées ou à très peu de chose près. Le système des voûtes, dérivant de la coupole sur pendentifs, s’affine en divisant et, par conséquent, en diminuant les

Fig. 19.—Plan de l’église de la Sainte-Trinité, à Angers.

charges réparties sur les quatre points d’appui principaux par la croisée d’ogives, qui elle-même se trouve

Fig. 20.—Coupe longitudinale d’une travée de l’église de la Sainte-Trinité, à Angers.