les traditions de l’architecture gallo-romaine—et auvergnate—avec les données byzantines recueillies en Orient. Une autre école voisine, celle de la Provence, s’était initiée plus intimement encore aux derniers vestiges de l’art gréco-romain réfugié en Syrie. En examinant les portes de Saint-Gilles, qui datent du

FIG. 151.—ABBAYE DE MONTMAJOUR (FRANCE).

(Vue perspective de l’aitre du cloître.)

XIIᵉ siècle, on croirait voir les restes de ces monuments semés en si grand nombre sur la route d’Antioche à Alep.

C’est dans cette église que se trouve la Vis de Saint-Gilles, chef-d’œuvre de stéréotomie qui a donné son nom aux voûtes rampantes en spirale; elle était autrefois le but des pèlerinages des compagnons tailleurs de pierre.

Le portail de Sainte-Marthe à Tarascon est beaucoup

FIG. 152.—ÉGLISE SAINT-PAUL-DU-MAUSOLÉE, A SAINT-RÉMI (FRANCE). (Vue perspective des galeries.)