A cette époque on construisit, dans la Syrie centrale

FIG. 52.—LE TEMPLE A JÉRUSALEM. (Porte double.)

aussi bien que dans la Palestine, des édifices à coupoles et nous donnons un spécimen curieux de ce genre de construction par le baptistère de Saint-Georges d’Ezra ([fig. 39]); mais ces monuments furent élevés à l’imitation des Perses, non seulement dans la forme générale, mais aussi dans les détails de la construction. Ce mode consistait à bâtir, en rudes maçonneries de briques ou de blocage liées ou recouvertes par d’excellents mortiers et par des procédés rudimentaires, des arcs et des coupoles, non sur des cintres en bois ou en briques habilement coupés ou bâtis suivant les épures d’un appareil savamment tracé, mais sur des formes en terre ou en sable grossièrement établies par des moyens empiriques.

Les coupoles de la porte double du temple de Jérusalem marquent un progrès très sensible et qu’il est utile de remarquer. Elles furent élevées à peu près au même temps que Sainte-Sophie suivant la méthode syrienne, laissant à la pierre apparente son aspect naturel dans son appareil de construction, sans adjonction de matériaux décoratifs.

FIG. 53.—LE TEMPLE DE JÉRUSALEM (Porte double.—Plan.)

«A Jérusalem, la terrasse du Haram (la mosquée d’Omar) domine, au sud, un terrain désert; les anciennes portes (du Temple) se voient donc mieux de ce côté. Il y en a trois, que l’on nomme, d’après le nombre de leurs baies, la Porte simple, la Porte triple et la Porte double.

«Elles donnent bien une idée de ce qu’étaient, au temps de Jésus-Christ, ces portes du temple où Jésus et ses disciples se sont si souvent assis à l’ombre, pendant les heures chaudes du jour.

«La porte se compose de deux baies qui s’ouvrent dans un grand vestibule dont les voûtes s’appuient sur une grosse colonne centrale. De ce vestibule partent deux rampes parallèles, séparées par un rang de piliers, qui conduisent à la plate-forme supérieure[19]