ressources n’étant pas suffisantes, on se contenta d’une restauration partielle... La reconstruction fut reprise sous la direction d’architectes grecs et achevée en 1048.

«Depuis cette époque jusqu’aux croisades, ces édifices ne semblent pas avoir subi de changements.

FIG. 121.—ÉGLISE DU SAINT-SÉPULCRE (JÉRUSALEM).

(Coupe longitudinale, fragment.)

Pendant les premières années de l’occupation franque, les vainqueurs, occupés à consolider leur conquête, n’eurent pas assez de loisirs pour travailler à l’agrandissement des églises... Quelques années plus tard, dans les premières années du XIIᵉ siècle, les croisés se mirent à l’œuvre et réunirent dans un seul monument tous les sanctuaires isolés jusque-là. Leurs constructions subsistent encore[69] (fig. [124] et [125]).»

CHAPITRE VI

ÉGLISE D’OTTMARSHEIM (ALSACE).—ÉGLISE DE RIEUX-MÉRINVILLE (FRANCE).—ÉGLISE DE CAMBRIDGE (ANGLETERRE).

La chapelle du palais de Charlemagne, construite à Aix, à l’exemple de Saint-Vital de Ravenne, qui avait été lui-même élevé sur le modèle du Temple d’or que Constantin fit construire à Antioche en l’honneur de la Vierge, eut une grande influence sur les progrès de l’art dans les pays voisins. Cette forme nouvelle, importée d’Orient et adoptée par le plus puissant souverain de son temps, ne pouvait manquer d’être imitée surtout par les architectes francs, qui reçurent plus directement les rayons de l’art carolingien.