—«Pourvu que Marie n'oublie pas le feu.»

—«Vous avez froid, Léa.»

—«Un peu.»

—«Serrez-vous contre moi.»

Légèrement elle se serre contre moi, et elle sourit, penchant la tête.

—«Bien» dis-je; «ainsi vous vous réchaufferez.»

—«D'un côté, oui».

—«Alors approchez-vous plus.»

—«Voulez-vous être tranquille!»

Doucement elle me gronde; nous sommes dehors; faut de la tenue; oui, des gens nous regardent; quel est ce monsieur élégant qui vient à l'encontre de nous, les yeux sur nous? pourquoi ce monsieur nous regarde-t-il? il continue; c'est ennuyeux enfin; il passe au près de la voiture; voyons s'il se tourne; non, il ne se tourne pas; que nous voulait-il? est-ce que Léa l'a vu? elle n'en a pas fait semblant; voilà un monsieur qui connaît Léa; je suis sûr qu'il est vexé; il m'envie, le bonhomme; dame, tout le monde ne se promène pas en voiture à minuit avec Léa d'Arsay; le voit-on encore, ce monsieur? oui, là-bas; il marche; ah, il se tourne, il se tourne; va, mon ami, tu peux attendre sous l'orme.