— C’est bien fait, se dit-il. Voilà le châtiment de ma lâcheté. Je suis puni.

Un moment, il essaya de se consoler.

— J’aime mieux cela. C’était trop précipité. A présent, j’aurai le temps de réfléchir, de peser ma décision, de savoir ce que je veux, et de vouloir…

Mais un énorme découragement était en lui.

— Renoncer ?… je suis trop faible.

Il suivait les rues au hasard. Il se força à prendre le chemin de Notre-Dame, à y entrer, à essayer de prier. Mais un « A quoi bon ? » incessant l’obsédait.

— A quoi bon ? je suis trop faible.

Et, comme il sortait :

— Fichu le camp, la Grâce ! se dit-il.

L’idée lui vint d’aller passer une demi-heure dans l’hospitalière maison où jadis Georgette et Mignon avaient fait ses délices.