— N’avez-vous pas vu le facteur ?

— Vous comptiez sur une lettre ?

— Non… c’est-à-dire… enfin, il paraît que, décidément, c’est sérieux chez la Blanchotte. On m’y réclame encore, et comme je ne reviendrai pas avant la nuit, j’aurais aimé…

— Le diable emporte la Blanchotte et toutes les femmes ! interrompit M. Lethois, je ne peux vous suivre : allez votre train et moi le mien.

— Seriez-vous toujours souffrant ?

— Je vais très bien : d’ailleurs le contraire importerait peu. Personne ici, n’est-ce pas, ne s’occupe de moi ?

— Quoi qu’il en soit, il est heureux que votre amie arrive ce soir. Au moins, vous ne coucherez pas seul dans la maison. Excusez-moi si je me hâte. J’ai peur de rentrer très tard !

Et l’abbé reprit son pas accéléré pour descendre le raidillon. A chaque enjambée, la soutane lui battait le mollet et renvoyait la lumière comme un miroir.

Plus lentement, M. Lethois entama la même descente, mais, ébloui par le soleil, il était obligé de tâter le sol avec prudence, avant d’y assurer le pied.

— L’heure de boire un coup, pas vrai ? M. Lethois…