— Oh ! dit encore Jude, ou l’on m’étonnera fort, ou Mlle Peyrolles se dispensera de la messe ce matin. La présence de son neveu la prive de loisirs.
Tranquille, M. Taffin qui appuyait déjà sur le pêne, répliqua :
— Elle n’a pas de neveu.
— Elle en a un.
— Impossible !
— Impossible ou non, cela est, puisque je l’ai vu et aurais pu lui parler !
Cette fois, M. Taffin avait lâché la serrure pour se retourner vers Servin. Une telle stupeur se lisait dans ses yeux que Jude en fut mis en gaîté. L’idée qu’après avoir dirigé trois ans la conscience de Mlle Peyrolles, il en était encore à connaître l’existence de ce neveu, venait d’épouvanter le prêtre. Il songeait :
« Y aurait-il donc des choses que même la plus croyante cache à son confesseur ? »
— Bah ! fit Jude comme s’il devinait la pensée de M. Taffin, pourquoi vous émouvoir d’un secret d’autrui ; n’avez-vous pas le vôtre ?
— En effet… répondit M. Taffin d’une voix éteinte.