Marc ne répondit pas.
Comprenant ce silence qui était un aveu, M. Taffin leva les yeux. Bien qu’il fût toujours décidé à quitter Montaigut, il voulait connaître les traits de celui pour qui Mlle Peyrolles avait failli perdre son âme. A la vue de ce visage ravagé par un chagrin mystérieux, il reçut un choc, comme si Marc, sans parler, l’accusait. Un remords le poignit.
Qu’avait-il fait, cependant, sinon approuver une rupture accomplie ?
— Je crois deviner… commença-t-il.
Il y eut un bref intervalle : puis d’autres mots lui échappèrent, des mots qu’il avait l’air de chercher difficilement, mais qu’une force intérieure lui dictait :
— … Pardonnez-moi de vous en faire part : savez-vous que votre tante est aussi très malheureuse ?
Marc ne parut pas entendre.
— Réfléchissez, appuya encore M. Taffin. Qui sait si vous n’auriez pas raison de remonter là-haut ?
Conseil inattendu dans cette bouche qui hier invoquait l’exemple de sainte Letgarde pour interdire la même réunion ; mais, depuis hier, M. Taffin obéissait à une âme inconnue.
Les traits de Marc trahirent une hésitation. Ce fut très court.