— Maintenant que ma vie est perdue, un trésor serait là, je n’y toucherais pas.
— Vous dites ?
— Je dis ce qui est.
— Ce n’est pas sérieux ?
M. Lethois haussa les épaules.
— Rien de brutal comme un fait. Je vous répète que ma vie est perdue. Ceci dit, mettez vos papiers sous clef, laissez-les où ils sont, c’est très indifférent… ma joie me suffit.
Un lourd silence s’établit. Seul, le réveil-matin, sur la cheminée, battait la chamade. On eût dit que, pareille à une scie, sa machine entaillait le temps et faisait tomber des secondes.
Ils se retrouvaient comme auparavant, presque dans la même attitude. Rien n’avait changé, rien sinon que leurs cœurs tressaillaient follement.
— Je vous en supplie, dit M. Taffin, expliquez-vous !
Il avait employé, sans y songer, la phrase qui lui servait dans les cas graves, au confessionnal.