Pour la seconde fois, René l’empêcha d’achever :
— Non, l’abbé, j’exige d’être éclairé.
— Des sottises !
— Raison de plus pour n’en rien perdre.
L’abbé riait toujours, bien qu’un peu du bout des lèvres.
— Soit : admirez donc où peuvent en venir des gens inoccupés que tourmente la soif d’aventures chez les autres. La différence de nom entre votre frère et vous, avait frappé : de là à supposer que vous n’étiez peut-être que le fils adoptif de votre mère…
— Il n’y avait qu’un pas, conclut René d’une voix glacée.
— Naturellement, on l’a franchi…
— Vous le premier.
— Ah ! mon enfant, ne me calomniez pas : j’y ai cru si peu que j’ai tenu à prévenir votre frère du bruit qui courait.