— Je conçois qu’ils vous gênent, surtout en ce moment, répartit mademoiselle Lormier toujours paisible. C’est sans doute la raison pour laquelle, passant tous les jours devant moi, vous ne m’avez jamais aperçue.

Il protesta du geste :

— De cela, du moins, vous ne sauriez m’en vouloir, puisque je n’avais pas entrevu votre visage !

— Mettons que vous êtes surtout occupé par un autre.

Et la pointe du parapluie sembla tenter de percer le tapis, cependant que René s’inquiétait soudain.

Mademoiselle Lormier poursuivit :

— On annonce vos fiançailles : mes compliments… A quand la noce ?

René, de plus en plus gêné, secoua les épaules :

— Mais… en vérité, rien n’est fixé… Cela dépendra.

— Oui, de beaucoup de choses : avec vous, il est prudent de ne rien arrêter d’avance, car vos sentiments changent assez vite, si je m’en rapporte à ma propre expérience.