— Charmante.
— Vous y étiez déjà, naturellement, du temps de M. Lormier ?
— J’étais même son médecin, comme il le rappelait tout à l’heure.
— Alors, vous avez connu aussi sœur Thérèse du Sacré-Cœur, quand elle était dans le monde ?
Vous suivez, n’est-ce pas ? ces questions et ces réponses que nous jetions dans le vide de la pièce. Rien de plus inoffensif, en apparence. A moins de gémir sur le temps, quels autres propos tenir ? Cependant, grâce à eux, nous courions à l’abîme !
L’abbé n’avait pas terminé sa phrase que déjà M. Lormier intervenait :
— En effet, le docteur a connu ma fille, beaucoup plus que vous ne le pensez : il sait même qui est l’autre !
Incertain, l’abbé releva la tête pour considérer M. Lormier. Il cherchait à comprendre.
— C’est vrai, dis-je à mi-voix, j’oublie que vous ignorez… M. Lormier désigne ainsi la personne à laquelle sœur Thérèse fait allusion dans ses dernières confidences ; mais, contrairement à ce qu’il suppose, je ne pourrais lui fournir aucun renseignement à ce sujet.
— Ah ! répondit l’abbé, du moment que vous êtes au courant des confidences de sœur Thérèse, je me permettrai de remarquer qu’il y faut moins voir l’expression d’une réalité positive que celle d’une admirable humilité et de touchants scrupules.