Les spectacles du boulevard du Temple, la Gaîté,

l’Ambigu-Comique, le Cirque Olympique, les Funambules, etc., avaient eu aussi de grands succès populaires, et, par conséquent, ces succès s’étaient affirmés par un grand nombre d’enseignes boutiquières, qui duraient beaucoup plus longtemps que ces pièces de différents genres,

telles que l’Oiseau bleu, les Deux Pierrots, qui sont toujours en place, au coin de la rue Saint-Jacques et de la rue de la Huchette (voir figure p. 349), les Innocents, les Quatre Sergents de la Rochelle, du boulevard Beaumarchais, etc. Mais, comme tout passe ici-bas, les plus beaux drames, les plus merveilleuses féeries, les plus amusantes pantomimes, les mimodrames les plus éblouissants n’avaient qu’un temps, et, après cent ou deux cents représentations, étaient absolument oubliés, en sorte que les enseignes nées de leur vogue pouvaient à peine leur survivre. Voilà comment la plupart des enseignes qui rappelaient à la foule les mélodrames de Guilbert de Pixérécourt disparurent avant le célèbre auteur de la Femme à deux maris, de Cœlina, ou l’Enfant du Mystère, du Chien de Montargis et de Latude.

Les pièces en musique, les opéras-comiques, dont les airs deviennent si populaires, quand l’orgue de Barbarie les propage, multiplièrent les enseignes peintes d’après nature, avec les portraits des plus célèbres chanteurs et chanteuses du théâtre de l’Opéra-Comique: A la Clochette, Au Chaperon rouge, A Joconde, A la Somnambule, A la Dame blanche, etc.