Et deux poulets tant seulement!
[206] Cité par M. Vallet de Viriville, Agnès Sorel, etc., p. 22.
[207] Cité par M. Vallet de Viriville, ibid., p. 10.—il était même fort pieux alors. (Paradin, Ann. de Bourgogne, 1566, in-fol., p. 703.—Quicherat, Procès de Jeanne d'Arc, t. III, p. 400, et t. V, p. 340.)
[208] Biblioth. Impér., fonds Cangé, ms. 122.
[209] «En 1435, dit M. de Viriville (p. 22, note), cette dette de nourriture n'était point encore acquittée.»
La Hire était de ce piètre festin; et comme il ne dut jamais faire plus grande ripaille à la table du roi, je trouve qu'on a bien fait de douter de la vérité de son fameux mot à Charles VII: «On ne peut perdre plus gaiement son royaume.» C'est «plus tristement» qu'il aurait fallu dire.
Pasquier fut le premier qui mentionna ce mot, mais comme un simple on dit, ce qui prouve qu'il n'y croyait guère[210]. Tout bien considéré, cette boutade du Gascon La Hire n'est donc qu'une gasconnade historique.
[210] Du Fresne de Beaucourt, Corresp. littér., 5 mai 1857, p. 148.
La gaieté du joyeux capitaine était le seul régal des festins où le conviait le pauvre petit roi. C'était le bon mot qui remplaçait un plat, comme plus tard chez Scarron les anecdotes de Françoise d'Aubigné. Charles VII lui en savait gré et l'en paya bien, quand il fut mieux en argent comptant. M. de Joursanvault possédait dans ses archives[211] une pièce sur un don qu'il lui fit ainsi «pour ses bons et agréables services».
[211] V. le Catalogue, t. I, p. 45.