Ce jour-là, mesme voile emporta loin de France

Les muses qui souloient y faire demeurance.

Quelques lignes de M. de Villenfagne, dans ses Mélanges de littérature, etc.[307], me rendirent tout à coup l'espoir.

[307] Mélanges de littérature et d'histoire, Liège, 1788, in-8º p. 39.

Elles me mettaient sur la trace d'un article de l'Esprit des Journaux, dans lequel, caché sous un pseudonyme, l'abbé de Saint-Léger confessait franchement l'aveu que M. de Querlon lui avait fait de sa supercherie. Je courus au volumineux recueil, et le feuilletai tant et si bien que, dans le volume du mois de septembre 1781[308], je découvris ce petit paragraphe, qui mettait victorieusement fin à ma tâche de chercheur:

[308] P. 227. Observations sur deux lettres imprimées dans l'Esprit des Journaux, concernant les Annales poétiques (par D...).

«Marie Stuart est-elle auteur de la chanson qui lui est attribuée dans l'Anthologie? Feu M. de Querlon m'a assuré l'avoir faite lui-même. Cette assertion d'un homme qui étoit vrai tranche la question.»

Fort bien dit! Là, en effet, est toute la solution de l'affaire et la condamnation des routiniers qui persisteraient désormais à croire et à dire le contraire.