A l'E. de ce bassin s'étend celui du Tanganika, qui est regardé comme complètement indépendant des autres.
Cependant, d'après les dernières explorations de Baker, il communiquerait avec le Victoria par le Bouzizi, dont les eaux couleraient vers le N. ou le S., selon l'époque différente des pluies ou des crues dans chacun des deux bassins. D'après cette hypothèse, c'est dans le Tanganika qu'il faudrait voir les sources du Nil.
Le bassin le plus septentrional se compose du M'Woutan ou Albert N'yanza (829 m. d'altitude) et du Victoria N'yanza (1,100 m. d'altitude moyenne), d'où sort le Nil Blanc (Bahr-el-Abiad). A l'O. de ce dernier se trouve le lac Baringo.
Le cinquième bassin, celui du lac Tchad, se développe dans le Soudan oriental. Il y a pour affluent le Chari au S. et le Fédé, autre Bahr-el-Gazal (fleuve des Gazelles), distinct de l'affluent du fleuve Blanc. Ce cours d'eau sort du lac, coule pendant 500 kilomètres vers le N.-E. jusqu'au 16° de lat. N. par 17° de long. E. dans le canton des Kreddas. Là, ses eaux disparaissent dans les dunes de sable du Soudan. Cette rivière est donc un exutoire du Tchad, et non un de ses tributaires, comme on l'a cru jusqu'aux explorations du docteur allemand Nachtigal. Le niveau est à 39 m. au-dessous de celui des mers.
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