Le lendemain, au point du jour, l'homme qui était de faction sur la cime du mât cria:

—Une grande voile à l'avant!

Je pris vivement un télescope, et je montai sur le mât.

—Eh bien! qu'est-ce? demanda de Ruyter.

—C'est le Malais, répondis-je avec confiance.

—Quelle route prend-il?

—Il ne nous a pas encore vus, et sa course se dirige vers le nord.

Je descendis sur la poupe.

L'horizon devint obscur; et comme le Malais avait négligé d'être attentif, nous espérâmes l'approcher de très-près avant qu'il nous découvrît.

Nous avancions vers lui toutes voiles déployées; mais, à huit heures, le Malais nous aperçut et élargua.